Simuler un rachat de crédit sous Excel, c’est reconstruire à la main le tableau qu’un courtier garde pour lui : mensualité du nouveau prêt, part d’intérêts, capital remboursé, coût total. Trois fonctions natives suffisent : VPM, INTPER et PRINCPER. L’intérêt n’est pas la précision au centime, qu’aucun fichier ne garantit avant l’étude bancaire. L’intérêt, c’est de garder la main sur les hypothèses et de voir, chiffre à l’appui, si l’opération vaut le coup.
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Pourquoi simuler sous Excel plutôt qu’avec un outil en ligne
Un simulateur de rachat de crédit en ligne donne un résultat en trente secondes, mais il décide à votre place du taux, de la durée et des frais retenus. Excel inverse le rapport de force : vous fixez chaque hypothèse et vous voyez ce qui change quand vous bougez un curseur. C’est plus long, c’est plus instructif.
Ce qu’Excel rend visible et qu’un outil masque
La plupart des calculettes affichent une seule chose : la nouvelle mensualité, plus basse, donc rassurante. Elles taisent le coût total. Or allonger la durée pour baisser l’échéance gonfle mécaniquement les intérêts. Un tableau personnel place la mensualité et le coût total côte à côte. Vous arbitrez en connaissance de cause, pas sur une seule ligne flatteuse.
Les données à réunir avant d’ouvrir le fichier
Avant la première formule, sortez vos contrats. Pour chaque crédit en cours, notez le capital restant dû, le taux, la durée résiduelle et la mensualité actuelle. Ces chiffres figurent sur votre dernier tableau d’amortissement rachat de crédit ou sur votre espace bancaire. Sans capital restant dû exact, toute simulation reste une approximation grossière.
Le bon réflexe : une ligne par crédit, puis une ligne de synthèse qui additionne les capitaux et les mensualités. C’est ce total cumulé, et non chaque prêt isolé, qui sera comparé au crédit unique après rachat.
Structurer le tableau avant et après le rachat
Un fichier lisible se découpe en deux blocs. Le premier photographie votre situation actuelle. Le second projette le crédit unique. La comparaison entre les deux totaux est le seul chiffre qui compte vraiment.
Bloc 1 : recenser les crédits en cours
Créez une ligne par prêt avec quatre colonnes : capital restant dû, taux, mois restants, mensualité. Une cinquième colonne calcule le coût résiduel via une simple multiplication mensualité par mois restants. La ligne de synthèse somme les colonnes. Vous obtenez votre endettement réel, souvent plus élevé que l’idée qu’on s’en faisait.
Bloc 2 : projeter le crédit unique après rachat
En dessous, trois cellules d’entrée : capital total racheté, taux envisagé, durée en mois. Une cellule de sortie calcule la nouvelle mensualité avec la fonction VPM. Mettez ces entrées en références absolues, par exemple $B$2, pour rejouer un scénario sans tout réécrire. Une calculette rachat de crédit ne propose presque jamais cette modularité.
Les trois fonctions Excel qui font tout le calcul
Excel embarque nativement les fonctions financières d’un crédit à mensualités constantes. En version française, ce sont VPM, INTPER et PRINCPER. Leurs équivalents anglais, si votre fichier est en anglais, s’écrivent PMT, IPMT et PPMT. Le piège classique : le taux à saisir est le taux mensuel, donc le taux annuel divisé par douze.
VPM : la mensualité du nouveau crédit
VPM retourne l’échéance à partir de trois arguments : taux périodique, nombre d’échéances, capital. Le capital se saisit en négatif pour obtenir une mensualité positive. Sur un capital de 200 000 € à 3,5 % sur 20 ans, la formule donne une échéance hors assurance de 1 159,82 €.
INTPER et PRINCPER : ventiler intérêts et capital
INTPER isole la part d’intérêts d’une échéance donnée, PRINCPER la part de capital. Leur somme égale toujours la mensualité de VPM. Au premier mois, les intérêts dominent ; en fin de prêt, ils tendent vers zéro. C’est exactement ce déséquilibre qui rend un rachat tardif moins intéressant qu’un rachat précoce.
| Fonction (FR) | Formule (200 000 € · 3,5 % · 20 ans) | Résultat mois 1 |
|---|---|---|
| VPM (mensualité) | =VPM(3,5%/12 ; 240 ; -200000) | 1 159,82 € |
| INTPER (intérêts) | =INTPER(3,5%/12 ; 1 ; 240 ; -200000) | 583,33 € |
| PRINCPER (capital) | =PRINCPER(3,5%/12 ; 1 ; 240 ; -200000) | 576,49 € |
Construire l’amortissement ligne par ligne
Pour visualiser la dette qui fond, une ligne par mois suffit. Chaque ligne reprend le capital restant dû précédent, applique INTPER et PRINCPER, puis soustrait le capital remboursé. Pensez à arrondir avec ROND à deux décimales : les écarts de centimes s’accumulent sinon sur 240 lignes et faussent le coût total affiché en bas.
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Calculer le vrai gain : le seuil de rentabilité
Une mensualité plus basse n’est pas une économie. C’est l’écart entre ce que vous payez en plus sur la durée et ce que vous récupérez chaque mois qui tranche. Cette comparaison est le cœur d’une simulation honnête.
Économie mensuelle contre surcoût total
La règle tient en une ligne : économie mensuelle multipliée par le nombre de mois restants doit dépasser le total des frais. Un regroupement peut alléger l’échéance de 30 à 60 %, mais l’allongement de durée ajoute souvent 15 à 30 % d’intérêts. Un comparateur rachat de crédit aide à confronter ce surcoût à plusieurs offres réelles.
Les frais à intégrer pour ne pas fausser le calcul
Trois postes oubliés faussent presque tous les fichiers maison. L’IRA, indemnité de remboursement anticipé, plafonnée à 6 mois d’intérêts ou 3 % du capital restant dû en immobilier. Les frais de dossier, de 1 500 à 3 000 €. La garantie, de 1 à 2 % du capital. Ces montants se chiffrent avant la signature, pas après. Un courtier pour rachat de crédit peut négocier une partie de ces frais.
Un rachat n’est pertinent que si l’économie totale dépasse l’ensemble des frais. Exemple : 500 € économisés par mois pendant 10 ans dégagent 60 000 € de trésorerie, pour 20 000 € d’intérêts en plus. Le gain net existe, mais il se vérifie, il ne se devine pas.
Les limites d’une simulation Excel
Le tableau reste un outil de cadrage, pas une offre. Deux angles morts limitent sa valeur prédictive, et il faut les connaître avant de fonder une décision dessus.
Le taux saisi n’est pas celui qu’on vous proposera
Vous entrez un taux d’hypothèse. La banque, elle, fixe le sien selon votre profil, vos revenus et votre taux d’intérêt rachat de crédit réel après étude. Un dossier jugé risqué, par exemple un découvert récurrent ou un emploi précaire, se voit proposer un taux supérieur. Le seuil de 35 % d’endettement fixé par le HCSF reste la grille de lecture dominante.
L’assurance et les frais réels échappent au tableau
VPM calcule un capital, pas une assurance emprunteur, qui peut peser plusieurs dizaines d’euros par mois. Les frais varient aussi d’un organisme à l’autre. Pour une estimation chiffrée sans ces approximations, une simulation de rachat de crédit gratuite en ligne complète utilement le fichier Excel sans le remplacer.
Notre simulateur calcule l’écart entre vos mensualités actuelles et la meilleure offre du marché.
Questions fréquentes
Quelle formule Excel calcule la mensualité d’un rachat de crédit ?
La fonction VPM, ou PMT en version anglaise. Sa syntaxe est =VPM(taux annuel/12 ; durée en mois ; -capital). Le taux doit être mensuel et le capital saisi en négatif pour obtenir une échéance positive. Elle suffit à elle seule pour la mensualité du crédit unique après regroupement.
Existe-t-il un modèle Excel gratuit prêt à l’emploi ?
Plusieurs sites diffusent des fichiers téléchargeables avec VPM, INTPER et PRINCPER déjà câblées. Ils dépannent, mais leurs taux et frais par défaut ne correspondent jamais à votre dossier. Reconstruire un fichier minimal de deux blocs reste plus fiable, car vous maîtrisez chaque hypothèse.
Comment intégrer les frais de rachat dans la simulation ?
Ajoutez une cellule dédiée additionnant l’IRA, les frais de dossier et la garantie. L’IRA atteint au maximum 6 mois d’intérêts ou 3 % du capital restant dû en immobilier, 1 % en crédit consommation. Comparez ensuite ce total aux économies cumulées sur la durée restante.
Le taux de ma simulation Excel sera-t-il le taux final ?
Non. Le taux saisi est une hypothèse de travail. L’organisme prêteur fixe le sien après analyse de vos revenus, de votre taux d’endettement et de votre historique bancaire. En 2026, un rachat conso tourne autour de 5,20 % et un rachat garanti autour de 3,40 %, mais ces repères restent indicatifs.
Excel ou simulateur en ligne : lequel choisir ?
Les deux se complètent. Excel sert à comprendre le mécanisme et à tester des scénarios librement. Un simulateur en ligne, lui, agrège des offres réelles d’organismes et intègre l’assurance. Construisez votre tableau pour cadrer le projet, puis confrontez-le à des propositions concrètes avant de vous engager.
Conditions soumises à étude et acceptation du dossier par l’organisme prêteur. Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.